Laissez-moi vous parler de Thomas

J’ai rencontré Thomas chez une amie, quelques jours après qu’il se soit cassé la jambe. 

Il rentrait chez sa copine à vélo après avoir passé la nuit chez l’une de ses conquêtes lorsqu’un chauffeur un peu pressé l’ait renversé lui brisant au passage la jambe.

Lors de notre rencontre, Thomas me soutenait que le « Karma » était la raison pour laquelle il s’était fait renverser. Que l’univers, ou je ne sais quelle force le punissait d’avoir agi de manière immorale.

De mon côté, je pense qu’un feu grillé et un cycliste ne font pas bon ménage. Thomas était simplement au mauvais endroit au mauvais moment.

La question ici n’est pas de savoir qui a raison et qui a tort. La question à nous poser est la suivante : 

D’où viennent nos différents modèles de croyance ?

La façon dont nous construisons du sens n’est pas un choix personnel ou intentionnel. Ce n’est pas une décision consciente. Notre orientation vers le monde est automatiquement paramétrée. C’est notre mode par défaut. 

Pour avancer vers la liberté, il nous faut être moins arrogant. Plus critique sur nos propres croyances.

Je suis le centre de l’univers

Tout dans mon expérience confirme ma conviction que je suis le centre absolu de l’univers. Je suis la personne la plus vivante, la plus réelle.

Après tout, je n’ai vécu aucune expérience dont je n’étais pas le centre absolu.

Du moins, c’est ce que mon mode par défaut me dit. Je suis né comme ça, avec ces branchements, ces croyances.

Notre but ici, afin d’avancer vers la liberté est de modifier et même d’éliminer notre mode par défaut.

Dans une journée typique, je me réveille vers 6 heures, j’attrape mon téléphone, un café et je pars travailler.
J’arrive au bureau et je fulmine parce que cette conne de Susanne est encore en arrêt maladie. Je vais devoir faire des heures supp’ pour que le travail soit fait.
Après une journée de travail interrompu toutes les 20 minutes pour répondre à un texto, liker une photo, répondre à un commentaire, il est finalement temps de rentrer chez moi.
Et comme tous les soirs, je me retrouve bloqué dans la circulation. Après 30 minutes sans avancer, je commence à m’agacer. La pression monte petit à petit jusqu’à ce que j’explose lorsqu’un abruti passe et me coupe la route.

Voici ma journée dans mon mode par défaut. Je suis en pilote automatique. Je pense inconsciemment être le centre du monde et que mes besoins doivent déterminer les priorités de l’univers.

Ou alors, je peux choisir de penser différemment, de sortir de mon schéma de pensées égocentriques et d’être libre de voir les choses sous un autre angle.

Peut-être que Susanne à de sérieux problèmes de santé. Ou bien peut-être est elle malheureuse dans son travail et ne supporte plus de venir au bureau.
Il est possible que cette personne m’ayant coupé la route, doive rentrer afin d’amener son fils chez le médecin. Elle est en réalité plus pressée que moi. Et c’est au final moi qui suis sur son passage.

Mon but n’est pas de vous prêcher l’amour pour les autres, l’empathie ou quelques vertus à la mode. Ça ne concerne personne d’autre que vous.

La vraie liberté, réside dans le fait de choisir de manière consciente ce qui à du sens et ce qui n’en a pas.

Devenir conscient 

Nous avons tendance dans notre société hyper connectée à être spectateur et à trop intellectualiser les choses et les événements qui nous entourent.

Je vois ce qui se passe devant moi mais je ne sens plus ce qu’il s’y passe à l’intérieur.

Nous sommes de plus en plus connectés, de plus en plus informés, de plus en plus efficaces pour communiquer.

Nous avons cependant moins de temps pour être seul, notre attention s’amoindrit et nos relations sociales sont de plus en plus superficielles.

Il devient presque impossible d’être conscient et de choisir ce à quoi nous voulons porter de l’attention. 

Apprendre à penser différemment, à sortir de notre mode par défaut est la seule solution que nous avons afin de ne pas être éternellement esclave de nous-mêmes.

La vraie liberté demande de l’attention, de la discipline. Elle demande un effort constant. Elle nous demande de nous soucier d’avantage des autres et de nous sacrifier chaque jour encore et encore à travers de petites actions. 

L’alternative serait de rester dans l’inconscience de notre mode par défaut. D’avoir ce sentiment de frustration, de ne jamais avoir assez et d’avoir sans cesse perdu.

 

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